🛒 E-COMMERCE & RETAIL
· 5 articles
Depuis le retrait du flux de paiement intégré d'ACP en mars 2026, le marché des transactions agentiques se scinde entre x402 et le Machine Payments Protocol (MPP). x402 revendique plus de 191 millions de transactions cumulées sur 12 chaînes, mais jusqu'à 30 % de ce volume pourrait relever de tests plutôt que de commerce réel. MPP, lancé par Stripe et Tempo, reste à une échelle bien plus modeste avec environ 46 000 événements cumulés.
Sierra et Meta ont publié le 9 octobre la version 0.1 du Personal Agent Protocol, surnommé Poppy, un standard ouvert qui permet à un agent personnel de s'authentifier auprès d'un site marchand via un simple fichier poppy.json. Trente-cinq nouveaux partenaires ont rejoint le projet, dont Visa, Mastercard, PayPal, Walmart, Target et Shopify, portant le total à 37 sociétés. Amazon, Google et Anthropic restent absents de l'initiative à ce stade.
Amazon a bloqué le 20 septembre l'agent d'achat Muse de Meta sur sa plateforme, invoquant trois motifs : l'absence de déclaration préalable de l'accès à la boutique, l'absence d'identification de l'agent lors de sa navigation, et la capture présumée des identifiants de connexion des clients. Meta conteste fermement cette dernière accusation, affirmant que Muse n'a aucune visibilité sur les mots de passe ou moyens de paiement des utilisateurs. Ce différend illustre la fragmentation du contrôle que les marchands exercent sur les agents d'achat tiers.
Stripe a déposé une charte pour créer un conseil UCP Local Services, soutenu par Meta, Wix, Squarespace, Housecall Pro, Jobber et HoneyBook. Le projet vise à étendre le protocole UCP aux rendez-vous, cours, réservations et locations, avec un cycle de vie de réservation et de nouveaux modèles de paiement.
Le Consumer Pulse 2026 d'Accenture, mené auprès de plus de 25 000 consommateurs, montre que seuls 9 % d'entre eux se disent ouverts à un achat entièrement autonome piloté par une IA. Cette donnée, combinée au repli de confiance observé dans le baromètre Edelman 2026, suggère que la confiance reste le principal frein à l'adoption du commerce agentique, davantage que les limites technologiques.
📣 ADVERTISING & MEDIA BUYING
· 5 articles
Dans un entretien, le fondateur de Taboola présente Realize+ Plus, une plateforme d'achat publicitaire entièrement agentique où l'annonceur définit un objectif et laisse l'IA piloter l'ensemble de la campagne. Taboola lance aussi Realize ID, un outil qui agrège les signaux d'intention d'un consommateur sur l'Open Web, des articles lus aux e-mails, pour reconstituer un parcours d'achat fragmenté. L'entreprise investit plus de 100 millions de dollars par an pour donner à l'Open Web des capacités comparables à celles des écosystèmes fermés de Google et Meta.
La version Winter '27 de Salesforce intègre un catalogue d'API qui détermine quels agents peuvent appeler quelles API commerciales et quels serveurs MCP ils peuvent atteindre. Cette fonctionnalité, packagée dans l'abonnement CRM, consolide les API de MuleSoft, Heroku et Apex en une seule surface gérée et ajoute l'orchestration tierce via A2A pour piloter des agents venus d'AWS, d'Azure et de Google. Salesforce transforme ainsi un simple contrôle d'accès en point de contrôle facturable.
Dans un entretien enregistré lors de Retail Media Innovators, le représentant de Criteo analyse l'arrivée d'agents qui recherchent et achètent à la place du consommateur, ainsi que d'agents qui pilotent les campagnes côté annonceurs. Il s'interroge sur les conséquences pour la visibilité des marques chez les retailers et sur la façon dont les agences achèteront demain de l'espace publicitaire.
Un panel réunissant CoSpirit, iProspect et Havas Market s'interroge sur les innovations qui transformeront durablement le retail media, entre extension d'audience, CTV, in-store, self-service et IA agentique. Les intervenants distinguent les leviers porteurs de valeur réelle des effets de mode, et anticipent les risques pour les retailers, les marques et les agences.
Lors d'Advertising Week New York, des dirigeants d'éditeurs ont confié à Digiday que l'achat média agentique demeure une démarche de test plutôt qu'une source de retour sur investissement prouvée. Malgré une programmation riche en sessions consacrées à ce sujet, les éditeurs interrogés en privé ne sont pas encore convaincus de son avenir commercial.